|
|
|
un avis interressant sur l'irresponsabilité
|
|
Proposé par: mimit
Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 872 associations
agréée pour la protection de l'environnement
http://sortirdunucleaire.org/
Communiqué de presse
Monsieur Fillon, qui sont les irresponsables ?
Lundi 8 mars, à la tribune de l'OCDE, le Premier Ministre français a traité « d'irresponsables » certains antinucléaires, qui ont simplement rendu public un document interne à EDF (*). Ce document révèle que le réacteur nucléaire EPR peut créer une catastrophe de type Tchernobyl.
Mais alors, Monsieur Fillon, qu'est-ce qu'être « responsable », pour vous ? Prétendre que des frontières arrêtent un nuage radioactif ? Vendre à des pays politiquement instables une technologie mortelle ? Exporter et stocker en Russie des tonnes de déchets nucléaires, qui seront encore nocifs dans des milliers d'années ? Les faire circuler dans des trains qui traversent à heures fixes nos villes et nos campagnes ? Engranger d'énormes bénéfices sans se soucier de la santé, de la nature et de la vie future ? Faire croire que le nucléaire serait une "solution" au réchauffement climatique, contrairement à ce que démontrent toutes les études sérieuses ? Distinguer nucléaire civil et nucléaire militaire, alors même que ce sont les deux faces indissociables d'une même technologie ? Envoyer des intérimaires, sans formation adaptée, au coeur des centrales ? Faire des essais nucléaires dans des zones habitées ? Cacher pendant des décennies les dégâts de ces essais sur la santé et l'environnement ? Amasser assez de bombes pour faire exploser plusieurs fois la planète ? Imposer le chauffage électrique domestique pour justifier le choix français du tout nucléaire ? Construire des centrales dans des zones inondables ou sismiques ? Oublier des kilos de plutonium dans le recoin d'une installation nucléaire ? Importer du courant électrique en plein hiver, au prix fort, depuis des centrales thermiques au charbon, parce que vos réacteurs nucléaires sont inadaptés aux pics de consommation ? Soutenir des régimes autoritaires dans les pays exportateurs d'uranium ? Construire un réacteur qui ne résisterait pas au crash d'un avion de ligne ?
Monsieur Fillon, vous faites partie de ceux qui cherchent vainement à caricaturer, diviser et diaboliser les antinucléaires pour tenter de masquer les échecs cuisants du lobby de l'atome. Même si ses déchets resteront dangereux pour les petits-enfants des petits-enfants de nos petits-enfants, le nucléaire, civil ou militaire, appartient déjà au passé. C'est ce qu'ont compris de nombreux pays européens : le Danemark, la Grèce, le Portugal, l'Irlande, le Luxembourg, qui n'ont jamais développé de programme nucléaire ; l'Espagne et l'Allemagne, qui se sont engagées sur la voie de la sortie du nucléaire ; l'Autriche qui a déclaré anticonstitutionnel le recours à l'énergie nucléaire. Nos voisins européens sont-ils aussi des "irresponsables", M. Fillon ?
Nous serons nombreux le 26 avril prochain, jour anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, pour vous dire que les irresponsables, aujourd'hui, sont ceux qui refusent de voir que l'avenir est à la sobriété énergétique et aux énergies renouvelables, pour un monde sans nucléaire. Quant à vos "responsabilités", elles sont en effet bien réelles : vous devrez en répondre devant les citoyens français et devant les générations futures.
|
17 mars 2010 à 06:31:02 CET (218 lecture(s))
(Suite... | Score: 0)
|
|
|
Nos enfants nous accuseront
|
|
Proposé par: mimit
Pour que ce film soit en salle ( film qui dénonce les méfaits de la mauvaise alimentation et des pesticides) il faut qu'un maximum de personnes regarde la bande-annonce dans les 3 jours à venir.
Faites passer, même si vous ne le visionnez pas complètement; c'est le nombre de visites dans les 3 jours qui fera le poids...
Le voir est encore mieux. Faites suivre à tous vos contacts !
http://nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/bande-annonce.html
|
09 février 2010 à 09:38:17 CET (210 lecture(s))
(Suite... | Score: 0)
|
|
|
Ma maison est fluorescente: Ma thyroïde aussi !
|
|
Proposé par: mimit
Radioactivite:les ministères...ont ouvert la porte au recyclage des déchets radioactifs...
Voila ce que je viens de recevoir par @ et je pense qu'il y a urgence...
Est-ce qu'une personne, voir plusieurs peuvent m'expliquer ce qui se passera si ce qui est écrit ds l'article ci-dessous prend forme?... pour ma part, je pense que cela a été déja pratiqué dans certains pays... j'ai d'ailleurs des doutes sur ce qui se passe en France!
M. Borloo disperse la radioactivité:
Les ministères de lEcologie, de la Santé et de lEconomie ont ouvert la porte au recyclage des déchets radioactifs issus de lindustrie nucléaire dans les biens de grande consommation. Du ciment radioactif pourra ainsi servir demain à bâtir des logements ou des écoles. Contre lavis de lAutorité de sûreté nucléaire.
Ivan du Roy - 12 janvier 2010
Faudra-t-il bientôt se munir dun compteur Geiger pour vérifier le taux de radioactivité que dégageront les murs de votre logement, vos équipements contenant du métal ou les matériaux présents sur votre lieu de travail ? Scénario de science-fiction ? Malheureusement non. Depuis 2002, le Code de la santé publique interdisait lajout ou lutilisation de substances radioactives pour la fabrication de biens de consommation et de matériaux de construction. Toute acquisition et cession de sources radioactives étaient sévèrement encadrées. Ce nest désormais plus le cas. Le 5 mai 2009, quatre ministères celui de lEcologie, de la Santé, de lEconomie et du Logement ont signé un arrêté interministériel qui permet de déroger à cette interdiction. Le texte est entré en vigueur malgré lavis défavorable de lAutorité de sûreté nucléaire.
Cela signifie que demain, si EDF veut se débarrasser de ses gravats faiblement radioactifs générés par le démantèlement de la centrale de Brennilis, en Bretagne (la première centrale nucléaire française à être démantelée), elle aura la possibilité de les céder ou les ... à une cimenterie. Celle-ci transformera les gravats en matériaux de construction, qui serviront ensuite à bâtir des bureaux, des logements, des écoles ou des hôpitaux... Idem pour Areva. Si la multinationale ne sait que faire de fûts en métaux contaminés suite à un transport duranium, elle pourra les livrer à une fonderie qui le recyclera dans des produits de grande consommation : outils, véhicules, machines agricoles ou tuyaux (ce quavait déjà tenté de faire Areva en 2004). Seuls cinq catégories de produits restent exclues de toute dérogation : les aliments, les cosmétiques, les parures (bijoux), les jouets et les matériaux en contact avec les aliments et les eaux (les emballages par exemple).
Radioactivité lâchée dans la nature
Seuls les déchets radioactifs dits de très faible activité (TFA) sont concernés. Il nempêche. Jusquà présent, lAgence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) entrepose ces déchets dans un centre de stockage situé dans lAube (Champagne-Ardenne). Les déchets sont enterrés à quelques mètres de profondeur dans une roche argileuse , puis le lieu de stockage est ensuite recouvert dune couche dargile compactée pour lui redonner son imperméabilité dorigine . En cas de recyclage, seuls les acteurs de la filière nucléaire sont habilités à réutiliser du béton ou les gravats contaminés pour leurs installations. Ces précautions disparaissent avec le système de dérogation. Une fois lâchés dans la nature, ces matériaux ne seront plus tracés ni contrôlés.
Même si ces déchets TFA seront dilués dans dautres matériaux, cela va augmenter le bruit de fond de la radioactivité. Faible niveau de risque ne signifie pas absence de risque , explique Corinne Castanier, directrice de la Commission de recherche et dinformation indépendantes sur la radioactivité (Criirad). Contrôler les rayonnements radioactifs coûte très cher. Les entreprises qui recycleront ces matériaux auront donc tendance à ne procéder quà des vérifications partielles sur des échantillons de ciment ou de ferraille dilués . Ce qui augmentera la possibilité de laisser passer un parpaing ou une tôle trop radioactive.
Multiplicateurs de cancers
Corinne Castanier ne comprend pas pourquoi le gouvernement a pris une décision si lourde de conséquences pour la santé, à lheure où les pouvoirs publics cherchent, dans le cadre du plan cancer , à diminuer lexposition des populations à la radioactivité naturelle (notamment le radon, qui favorise les cancers pulmonaires selon lOrganisation mondiale de la santé). En rendant possible lajout de substances radioactives dans des biens et des matériaux destinés au grand public, le système de dérogation risque bien daugmenter la radioactivité artificielle, et les risques de cancer. Seuls les industriels y trouvent un intérêt. Au lieu de stocker ces déchets, ce qui coûte cher, ils pourront sen débarrasser tout en récupérant de largent. Avec le démantèlement progressif des centrales nucléaires vieillissantes, le volume des déchets radioactifs sera multiplié par trois dici 2020, selon les prévisions de lAndra.
Ce retour en arrière est dautant plus incompréhensible que lon cherche à réparer les erreurs commises depuis un demi-siècle. Jusquen 1986, 50 000 paratonnerres radioactifs ont été disséminés dans toute la France, plus sept millions de détecteurs de fumée contenant de laméricium 241, radioactif pendant 433 ans ! Nous sommes en train de courir pour retrouver les objets radioactifs disséminés sur tout le territoire et le gouvernement rouvre la porte à des dérogations. Il faut tirer les leçons de ces années-là ! , assène la directrice de la Criirad. Linterdiction, en 2002, dajouter ou dutiliser des substances radioactives dans des matériaux ou des biens de grande consommation avait été obtenue après un long travail de la Criirad et des associations de consommateurs, comme lUFC Que choisir.
Avant cette réglementation, presque tout était permis. Ainsi Saint-Gobain avait introduit des déchets radioactifs dans la fabrication de sa laine de verre (Isover) multipliant par vingt les rayonnements. Ou la Cogema (devenue Areva) qui avait ajouté de luranium appauvri dans la poudre démail jaune destinée à la fabrication de bijoux. Si demain la législation autorise laddition de substances radioactives, il sagira de modes de fabrication standard. Ce ne sont plus seulement la laine de verre et les émaux qui seront radioactifs, mais le ciment, le béton, lacier, les pièces métalliques, le carrelage, les appareils ménagers, les ustensiles quotidiens... On peut légitimement sinquiéter car le risque est bien réel. Le démantèlement des installations nucléaires va générer 15 millions de tonnes de déchets , sinquiétait alors lUFC Que choisir. Tout est désormais à refaire.
Recours juridique et responsabilité politique
La Criirad a dabord adressé un recours au Conseil dEtat pour faire annuler larrêté sur la base de ses anomalies juridiques . En cause : les modalités dinformation des consommateurs. Celles-ci restent à la discrétion des industriels qui se garderont bien de mettre le logo spécifique aux matériaux radioactifs sur les emballages ! On ne peut faire plus laxiste. Or, cest aux ministères concernés de définir ces modalités dinformation. Ensuite, une telle décision concernant le Code de la santé publique ne peut être prise que par décret, signé directement par les ministres. Mais seuls les chefs de service des administrations concernées ont apposé leur signature au bas de larrêté.
Lassociation a adressé à Jean-Louis Borloo, Roselyne Bachelot et Christine Lagarde une lettre ouverte le 6 novembre 2009 pour les alerter sur le contenu et les conséquences dun texte, pris en leur nom et pour quils lannulent. Plus de 7 000 cartes pétitions ont également été envoyées par des citoyens. Après deux mois de silence gouvernemental, Corinne Castanier sera reçue le 11 janvier au ministère de lEcologie. Ils ne pourront pas dire quils ne sont pas au courant . Si rien ne bouge, la campagne pour lannulation de larrêté se durcira, avec lentrée en lice des associations de consommateurs.
Source : http://www.bastamag.net/spip.php?ar...
Pour en ... : http://www.criirad.org/
|
03 février 2010 à 10:04:50 CET (335 lecture(s))
(Suite... | Score: 0)
|
|
|
4/4 dans nos montagnes : un projet assassin !
|
|
Proposé par: mimit
Le député UMP de Lozère, Saint-Léger, va essayer de faire passer en douce un projet de loi qui permettrait à TOUS LES VEHICULES TOUT TERRAIN de circuler librement en zone de montagne. L´alerte est très sérieuse (voir le mél transféré en fin de message). Si cette proposition passe, l´impact sera terrible sur les milieux naturels et la faune de montagne (fréquentation et chasse).
Objet: Circulation dans les espaces naturels
Bonjour,
L´info ci-dessous extraite d´une veille de la Fédération des Parcs naturels régionaux me semble assez importante à diffuser de façon plus explicite. Je crains qu´elle ne passe un peu inaperçue. Pour en avoir parlé à quelques collègues (Parcs et ONF en particulier), il semble que mes craintes puissent se confirmer. La proposition de loi pourrait donc être acceptée presque par inadvertance par des députés mal informés des conséquences. Il me semble qu´il faut mobiliser là-dessus pour éviter le passage d´un texte qui serait véritablement catastrophique, ouvrant à terme toutes les voies, y compris les sentiers, à la circulation motorisée, ce qui est certainement le but visé. Si vous en doutez, notez que le député Saint-Léger appartient aux groupes de travails « Chasse et territoires » et « Deux-roues motorisés et non motorisés ».
Circulation des véhicules à moteur en montagne: réagissez à une proposition de modification de loi!
Francis SAINT LEGER, député UMP de Lozère, a déposé une proposition de loi concernant la circulation des véhicules à moteur en montagne, qui modifierait la loi en cours:
« En territoire de montagne tel qu´il est défini par la loi n° 85-30 du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne, toute voie praticable par des véhicules homologués pour une circulation routière et adaptés à ses caractéristiques est considérée comme carrossable et ouverte à la circulation. »
Pour en savoir plus:
http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1919.asp
Pierre Frapa
Réserve de Biosphère - Conseil Scientifique
pierre.frapa@...
Parc naturel régional du Luberon
www.parcduluberon.fr et www.pnrpaca.org
Le lien corrigé de la pétition :
http://snupfen1.org/spip/spip.php?article177
|
15 janvier 2010 à 15:13:54 CET (306 lecture(s))
(Suite... | 8392 octets de plus | Score: 0)
|
|
|
Copenhague: des lendemains catastrophiques ?
|
|
Proposé par: mimit
«Les conséquences des changements climatiques peuvent être fatales»
Stéphane Hallegatte, chercheur à Météo-France et au Centre International de Recherche sur l'Environnement et le Développement (CIRED), étudie les impacts socio-économiques du changement climatique. Il a participé à la réalisation du 4e rapport du GIEC en 2007.
Est-ce qu'on peut déjà prendre la mesure des impacts des changements climatiques sur nos sociétés?
Les impacts sur les écosystèmes et les systèmes physiques (glaciers, lacs, récifs coraliens, forêts...) sont déjà observés depuis longtemps. Mais pris séparément, chacun de ces écosystèmes est soumis à plusieurs stress, pour certains liés à l'homme : la modification de l'occupation des sols, la déforestation... Donc à chaque fois, il y a une discussion entre scientifiques sur les causes de l'altération. Mais si l'on adopte une vue d'ensemble, on constate que ces écosystèmes se dégradent tous en même temps. Par exemple, on pense que le glacier du mont Kilimandjaro disparaîtra dans les vingt-cinq ans. Ce qui suggère que la cause est climatique, c’est qu’en parallèle, il y a la fonte des glaciers des Alpes, des Pyrénées, des Andes... De même pour les vagues de canicule de plus en plus rapprochées partout dans le monde. Tout va dans la même direction. Ce qui fait sens, c'est l'accumulation, la répétition.
Inondations, raréfaction de l'eau douce, migrations... A quoi faut-il s'attendre?
Parmi les impacts immédiats, il y a d'abord les conséquences sur la biodiversité. Dans quelles proportions ? C'est encore le grand mystère, mais ça peut être potentiellement très grave, jusqu'à une disparition de 50% des espèces d'ici 2050 selon certaines études.
Ensuite, les ressources en eau, en lien avec l'agriculture et donc la sécurité alimentaire. La santé aussi sera affectée, qu'il s'agisse du manque d'eau dans les pays pauvres ou des pics de chaleur dans les pays riches. Enfin, les inondations des zones côtières, dont certaines sont fortement peuplées (le Bangladesh, le bassin du Nil), avec comme conséquence des migrations massives. A ces problèmes principaux il faut ajouter des conséquences secondaires: les migrations de population, les conflits internes aux pays ou entre Etats.... Des conséquences économiques aussi, à commencer par la nécessaire modification des infrastructures pour répondre à ces bouleversements. Avec une grande interrogation: qui va payer pour les grands réseaux d'eau ou de transports, la protection contre les inondations, alors même que les Etats-Unis ont aujourd'hui des difficultés à entretenir leurs infrastructures ?
Certains conflits en cours sont-ils déjà causés, au moins en partie, par le climat ? On cite souvent le Darfour...
Les causes sont toujours multiples, mais l'on voit bien que dans certains cas, le climat n'a, disons, pas aidé. Le conflit au Darfour en est un exemple dans la mesure où, au-delà de sa dimension ethnique, il porte sur l'usage du sol. Poussées par la sécheresse, les populations arabes qui vivaient du pastoralisme en altitude ont dû descendre plus bas, entrant en compétition pour les ressources avec les agriculteurs sédentaires. Autre exemple, le Pakistan, frappé dans les années 70 par le cyclone Bhola qui a fait 300.000 morts. Cette catastrophe a précipité les tensions entre Pakistan occidental et Pakistan oriental, qui ont mené à la création du Bangladesh. Là encore, je ne dis pas que la sécession n'aurait pas eu lieu sans le cyclone, mais il a eu un effet radicalisant.
A l'inverse, il est important de dire que dans certaines régions, la gestion de l'eau reste l'un des derniers terrains de diplomatie. En ce sens, elle peut avoir des effets positifs. Quand on réfléchit à comment gérer l'eau ensemble, on maintient un lien de discussion qui peut favoriser la paix. L'environnement peut aussi bien être un motif de diplomatie qu’une source de conflit. Ce choix existe aujourd'hui, tant que les choses sont encore gérables. Pour le bassin méditerranéen par exemple, c'est une dimension à prendre en compte.
Pourquoi dit-on que les plus faibles seront touchés plus vite et plus durement?
Il y a deux aspects. Dans les pays riches, une perte de 5 à 10% de la productivité agricole est supportable. Mais dans des régions comme le Sahel où les populations sont déjà à la limite de la subsistance, la même perte peut être fatale. Le deuxième facteur, à une échelle plus locale, tient au prix du sol, qui inclut les risques (zones inondables...): les prix étant plus faibles dans les zones à risques, les catégories sociales les plus défavorisées s'y concentrent.
En Europe, quelles sont les menaces ?
Le problème viendra surtout des pics de chaleur. Il faut aussi se poser la question de l'eau, dans le sud-ouest de la France par exemple où la culture de maïs pèse sur les ressources. Et, en termes d'investissement, l’adaptation de la production électrique, ou la protection des côtes face à la montée du niveau de la mer, comme dans le Languedoc-Roussillon.
Globalement, on court à la catastrophe ou est-il encore temps de s'adapter?
Les impacts du changement climatique vont beaucoup dépendre de comment on s'y adapte et donc de comment on les anticipe. La Hollande, par exemple, se prépare aux inondations et sera capable de faire face au moins à un changement limité. A l'inverse, l'Afrique, qui fait peu de prospective de long terme parce qu'elle à d'autres problèmes plus urgents à traiter, et qui de toute façon n'est pas armée pour modifier ses infrastructures, sera particulièrement vulnérable. L'une des questions les plus urgentes aujourd'hui et à laquelle Copenhague devra répondre c'est: comment on fait pour aider ces pays à anticiper?
La catastrophe n'est pas écrite, si l'on parle des risques climatiques, c'est justement pour s'obliger à prendre les devants et éviter les crises. Mais l'adaptation ne pourra pas tout faire, elle ne pourra être qu'un complément de court terme, pour faire face au changement climatique aujourd’hui inévitable. On ne peut pas y voir un substitut à l'indispensable réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Sources : LIBERATION
|
29 décembre 2009 à 11:41:43 CET (153 lecture(s))
(Suite... | Score: 0)
|
|
|
|