Notre routier canadien continue ses réflexions hivernales sur les grands espaces gelés. Combien de terriens landa comme lui réfléchissent et échafaudent dans leurs neurones quelques scénarios idylliques.
Et si cette réflexion n'était pas une utopie, et si on ne cherchait pas à nous faire croire en l'absurde pour mieux nous instrumentaliser.
Nous avons ouvert notre tribune à André le routier, il se sent déjà moins isolé d'avoir livré son idéal humain à la toile planétaire...une expérience à suivre...
..." Et si nous imaginions un projet humain qui ne serait pas une croisade contre le système capitaliste ou communiste.
Comment je perçois ces deux systèmes "modèles" qui ont régit notre monde depuis 2 siècles ? Ma modeste condition ne me permet aucune affirmation sur ce sujet mais ne m'interdit pas de penser et de percevoir les événements qui affectent notre planète, notre humanité;
Je suis convaincu que ces 2 systèmes sont aujourd'hui à bout de souffle et qu'après avoir apporté à quelques sociétés développées un certain confort et une profusion de produits consommables, ces modèles se révèlent aujourd’hui totalement inégalitaires, destructeurs des plus fragiles et liberticides. Il me semble que beaucoup de courants de pensées vont dans ce sens aujourd'hui et qu’ils ne sont ni suffisamment affirmés, ni écoutés, ni structurellement proposés. Je ne vois qu'une solution pour éviter un chaos annoncé et probablement proche : une gouvernance mondiale basée sur la sauvegarde de l'espèce humaine et donc de son biotope. Il est certain qu'une telle gouvernance ne peux se réaliser sans courage et sans audace dans nos réflexions et sans être conscient , qu'à défaut d'accepter librement de changer nos façons de vivre a l'échelle mondiale, c'est la nature elle même qui sera amenée à l'imposer brutalement. C'est donc une question vitale ou , alors, personne ne connaitra le 22émé siècle...est-ce cela que nous souhaitons pour nos enfants ???
Nous devons avoir le courage de regarder la réalité en pleine face, si nous voulons évoluer en tant que race humaine. La planète terre est le lieu de résidence de 6 milliards d'individus dont une bonne partie aspire à plus de justice, plus de partage. La planète terre n'appartient qu'à elle même, nous n'en sommes que les locataires, les dépositaires temporels du fait de notre condition de mortels.
Et si nous nous posions les bonnes questions ?
" Quel est le poids des propriétaires sur cette terre ?
Tout au long de son histoire, l'organisation et les lois humaines ont permis à quelques uns de s'approprier des espaces à des fins lucratives, spéculatives ou privatives dans un but de profit, de domination ou de confort individualiste et égoïste. Ces propriétaires de la gabegie (un homme a t-il besoin de centaines d'hectares pour assurer les besoins vitaux de sa propre vie ?) sont des opportunistes reconnus et admis économiquement et politiquement. Ils sont une poignée au regard de la multitude des habitants de la planète, cela est-il raisonnable ? Cela est-il concevable quand le péril menace la survie de l'espèce ?
Si nous avons 1 milliard de propriétaires sur terre contre 5 milliards de laissés pour compte cela représente une situation instable qui se met en place et aboutira inévitablement à l'explosion. La pression de milliers de gouttes d'eau ne vient-elle pas toujours à bout des barrages les plus résistants construits par quelques uns. Et si toute la misère du monde et de ses guerres n'avait pour seule origine que la notion de propriété à conquérir, à développer, à protéger ...? Il serait permis de penser que les idéologies, les politiques, les religions n'ont été que des instruments de cette organisation humaine bien imparfaite. L'histoire humaine aura donc commencé par la protection de territoires de chasse pour se terminer par la division du territoire planétaire en 198 pays incapables de cohabiter en paix durable et de partages équitables et durables.
Un projet humain s'appuyant sur l'union et le partage ne pourrait-il pas offrir une alternative . Il est important de souligner que dans un tel projet il n'est pas question de collectivisme, ni de jeter l'opprobre sur tous les propriétaires de leur logement, ou sur le monde paysan qui fructifie et vit de ses terres.
Le mot entraide existe dans toutes les langues du fait de l'existence universelle de la misère et de la compassion. Si le mot pauvreté n'existe pas dans un système basé sur le partage le mot entraide sera remplacé par le mot union. La notion du riche et du pauvre n'existe plus dans le concept de l'union.
Nous devons tous réaliser au plus vite, que cette notion d'appartenance à un terrain à fait apparaitre automatiquement l'appartenance à tous les produits dont nous avons besoin pour être satisfait en tant que consommateurs (la satisfaction n’étant pas le bonheur).
L'appartenance à un produit n'existe pas sur une société humaine de partage, car, les individus utiliseront plutôt les ressources naturelles de cette planète pour le confort et le bonheur de tous, et non plus, pour les avoirs et le pouvoir de quelques uns. La notion d’avoir, de possession, de superflu, de mode, de paraitre, de valorisation égocentrique… disparaitrait culturellement peu à peu.
On pourrait imaginer des petites communautés presque autarciques énergétiquement et matériellement sur les besoins vitaux de ses habitants. L’essentiel des échanges serait alors, culturel et artistique par le biais des technologies de communication et par le transports doux des talents culturels et artistiques lors de tournées optimisées géographiquement et non temporellement (la culture vient à nous plutôt que nous à elle).
Une première idée serait l’organisation des activités humaines à venir en monades urbaines ou rurales. Une construction de cités verticales et positives énergétiquement. L'espace libéré autour de ces monades serait réservé aux cultures vivrières, à la biodiversité végétale et animale, aux loisirs doux, à la convivialité des espaces de jeux et de sports, à des lieux de rencontres culturelles...etc.
Cette option ne serait-elle pas préférable à l’individualisme forcené qui conduit à l’isolement dans les campagnes et aux aberrations citadines qui conduisent les habitants au nord des villes à se faire transporter des heures durant , quotidiennement, au sud de cette même ville pour gagner de quoi vivre ou survivre. Est-il impossible de vivre sainement en consommant simplement ce qui est de saison et local ?.
Tout cela n’est qu’une question de bon sens partagé par une majorité bien résignée et bien silencieuse… à suivre…"