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GUEUGNON : l'incroyable contamination !

Coup de gueule pour la planéte Radioactivité : il faut décontaminer le site de Gueugnon
La décontamination d’un site radioactif à Gueugnon (Saône-et-Loire) n’est pas satisfaisante selon la Commission de recherche et d’informations indépendantes sur la radioactivité (Criirad).
Revenant sur le dossier de l’ancien site d’extraction d’uranium situé à Gueugnon (Saône-et-Loire) la Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (Criirad) organise le 11 avril prochain* une réunion publique afin d’informer la population sur les risques de pollution radioactive dans des zones accessibles au public.
Premier problème : l’aire située au sud du légendaire stade de foot qui devrait être aménagée en parking. La Criirad a signalé à la Direction régionale de l’industrie de la recherche et de l’environnement (Drire) que la décontamination n’était pas terminée. 
La Commission relève que le projet actuel, la pose d’un enrobé, était insuffisant en terme de sécurité. Le financement d’une décontamination totale s’élèverait à 750 000 € contre l’enveloppe de 300 000 € actuellement prévue par l’Areva, responsable du site, qui selon la Criirad n’hésiterait pas à fermer et clôturer le site plutôt que de le décontaminer totalement. Une manière de chantage dénonce la Criirad.
Second problème : les anciennes gravières dont les excavations ont servies de décharges à plus de 220 000 tonnes de déchets radioactifs. Si le site est aujourd’hui inaccessible. La Criirad s’inquiète de l’absence de confinement et de protection vis-à-vis de l’eau. Le dépôt étant carrément situé au niveau de la nappe alluviale.

Gueugnon (71) : Contamination à l'uranium

Gueugnon fait partie des villes françaises contaminées par les déchets d'uranium.

Pour son numéro du 11 février, "Pièces à conviction", le magazine d'information de France 3 évoque "le scandale de la France contaminée" par les déchets radioactifs, résidus des mines d'uranium.
Par centaines de millions de tonnes dispersées dans toute la France, les déchets d'uranium contaminent le territoire dans l'indifférence et la négligence générales : c'est la thèse défendue par le magazine télévisé "Pièces à conviction". Un reportage à Gueugnon, localité tranquille de Saône-et-Loire, ouvre le magazine. Sur le parking d'un stade, le détecteur de radiation d'un spécialiste de la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité) crépite à tout va. Là, sur une superficie de 12 hectares, près de 225.000 tonnes de déchets radioactifs ont été dispersés sur un terrain ouvert à tout venant, qui a même accueilli un temps un "parcours de santé". Gueugnon est "la toute dernière ville ayant découvert qu'elle était concernée par ce problème des déchets radioactifs", selon Elise Lucet, présentatrice de ce magazine que France 3 a réalisé en coopération avec la société de production Ligne de Mire. La ville, qui avait abrité une usine de traitement d'uranium, n'a découvert qu'en mars 2007 qu'elle était victime de cette contamination.

Négligence ou

 

"omerta" des pouvoirs publics ?

 

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Les mines d'uranium françaises ne sont plus en activité depuis plusieurs années. Mais cette pollution, qu'il s'agisse de "stériles" (minerai trop pauvre en uranium pour devenir du combustible nucléaire) ou d'autres résidus de l'activité minière, peut s'avérer dangereuse à long terme, assurent les enquêteurs de "Pièces à conviction". Areva (ex-Cogema) soutient le contraire, estimant extrêmement improbable l'hypothèse d'une exposition prolongée évoquée par l'émission. Sa présidente, Anne Lauvergeon, n'a pas souhaité apparaître dans l'émission et a laissé à un porte-parole le soin de répondre à Elise Lucet lors du débat prévu sur le plateau.
Au total, selon les enquêteurs du magazine, plus de 300 millions de tonnes de déchets radioactifs, résidus des 210 mines exploitées en France, ont été abandonnées sans mesure de protection ou de surveillance particulière.
L'enquête fait également état de liens étroits entre ceux qui sont officiellement chargés de mesurer la radioactivité dans la nature et les anciens pollueurs. Négligence ou véritable "omerta" des pouvoirs publics ? Une pierre radioactive à la main en guise d'argument, Elise Lucet se propose de demander des explications à Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, qui sera interrogé séparément.

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"Je demande juste à Areva de faire son boulot"

 

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Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo s'engage à veiller à une meilleure sécurisation dans moins d'un an des déchets de mine d'uranium abandonnés dans une interview que France 3 va diffuser, dans le cadre de l'émission "Pièces à conviction".
"Je demande juste à Areva, qui m'apparaît responsable clairement, juridiquement et entièrement, de faire son boulot. Je demande d'avoir le rapport d'enquête", déclare Jean-Louis Borloo à la journaliste Elise Lucet, qui lui présente une pierre hautement radio-active prélevée sur un terrain accessible au public. "On va vérifier avec les préfets, qui pourraient peut-être ne pas être si malins que cela", ajoute le ministre.
Le magazine s'ouvre par un reportage dans une petite ville de Saône-et-Loire, Gueugnon, qui abritait dans le passé une usine de traitement d'uranium. Sur une superficie de 12 hectares, près de 225.000 tonnes de déchets radioactifs sont dispersés sur un terrain ouvert à tout venant, qui a même accueilli un temps un "parcours de santé". Le ministre reproche d'abord à Elise Lucet de ne pas avoir signalé ce danger dès qu'elle l'a découvert. "Ce n'est pas bien d'utiliser des éléments excavés pour faire des remblais", déclare ensuite Jean-Louis Borloo.
"Clôturer, mettre des panneaux, dans un an tout est fait ? ", interroge Elise Lucet. "Cela ira plus vite que cela", lui répond le ministre, qui était interrogé dans son bureau fin janvier, plusieurs jours avant la diffusion de l'émission. Le ministre reconnaît que l'exploitation des mines d'uranium était auparavant "un domaine globalement réservé", qui échappait au contrôle du gouvernement et du parlement. "Le sujet des résidus des fermetures du passé, qui a été traité de manière négligente, sera traité", conclut Jean-Louis Borloo.

Pour en savoir plus: Institut de radioprotection et de sureté nucléaire.



NDR: loin de nous l'idée de remettre en cause sans propositions d'alternatives ce que l'on nous a présenté comme la panacée de l'indépendance énergétique de la France et comme la solution à la diminution des rejets carboniques....certes ! Mais citoyennement et démocratiquement le coup de Tchernobyl n'est t-il pas un récurent remake ???? Restons vigilants sinon la "glorieuse" courbe d'espérance de vie française risque d'être vite malmenée...
Posté le 23 mars 2009 à 08:04:01 CET par mimit

 

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